L’intelligence artificielle progresse à une vitesse impressionnante surpassant certaines capacités humaines. Elle analyse, anticipe, optimise, automatise, transforme déjà nos métiers, nos organisations et nos prises de décision.
Beaucoup craignent le risque technologique, mais une question essentielle demeure, souvent passée sous silence :
Qu’en est-il de la qualité des relations humaines dans nos entreprises, dans nos vies ?
Quand la technologie avance plus vite que la relation
L’IA ne sait pas percevoir une tension non exprimée, comprendre une émotion derrière un silence, percevoir la confiance, donner du sens dans l’incertitude, générer l’enthousiasme communicatif….. Or, sur le terrain, ce sont précisément ces éléments qui font la différence entre une équipe performante et une équipe désengagée, une décision acceptée et une décision subie, un manager suivi et un manager contesté.
Le risque n’est pas technologique. Il est relationnel. Risque ou opportunité d’ailleurs. L’intelligence émotionnelle et relationnelle deviennent plus que jamais des compétences stratégiques à la fois au niveau des organisations et individuel.
Intelligence émotionnelle & relationnelle : de quoi parle-t-on vraiment ?
L’intelligence émotionnelle (définie par Goleman), c’est la capacité à reconnaître ses propres émotions, réguler ses réactions, comprendre celles des autres, interagir de manière ajustée. L’intelligence relationnelle va plus loin : qualité de présence, écoute réelle, posture,
capacité à créer un cadre sécurisant et coopératif.
En entreprise, ces compétences sont au cœur de la performance managériale, le recrutement et la fidélisation des talents, la relation client, la prévention des conflits, la qualité de vie au travail, l’image de l’entreprise etc. On ne suit pas une entreprise, on suit des projets qui ont du sens, des personnes inspirantes, motivantes, reconnaissantes. Et ce qui fait qu’on a envie de suivre quelqu’un ce n’est pas son intelligence artificielle mais son intelligence relationnelle.
Plus la technologie est puissante, plus ces compétences deviennent stratégiques y compris en terme de performance économique.
Les organisations qui investissent dans la qualité relationnelle observent plus d’engagement (moins d’arrêts maladie, de turn-over…), plus de fluidité dans la communication, moins de tensions coûteuses, une meilleure capacité d’adaptation.
A titre individuel, il est prouvé que l’intelligence émotionnelle et relationnelle sont des facteurs de réussite et de bonheur clés.
Face à l’IA, l’enjeu n’est donc pas de choisir entre humain et technologie, mais de clarifier les rôles :
l’IA comme outil, instrument, l’humain comme compositeur, chef d’orchestre, musicien.
Pour développer ces compétences, on ne peut pas faire l’impasse sur l’expérience
L’intelligence émotionnelle et relationnelle ne se développent pas uniquement avec des process ou des outils digitaux.
Elles demandent de la prise de conscience, de l’entraînement, du feedback, des expériences concrètes.
C’est tout l’intérêt d’approches expérientielles comme le coaching, l’équicoaching, les formations en présentiel, où la posture, la congruence et la qualité de présence deviennent visibles immédiatement.
Avec l’IA, quelle qualité de relations voulons-nous créer dans notre vie professionnelle et personnelle ?
La performance de demain ne sera pas seulement technologique, elle sera profondément humaine.